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Lia Daborn

Président-directrice, l’Association des ingénieurs et géoscientifiques du Nouveau-Brunswick (AIGNB)

Q : Comment trois simples adjectifs, vos collègues pourraient-ils vous décrire ?

R : Consciencieuse, calme, dévouée.

Q : Et comment, toujours en trois adjectifs, vous décririez-vous ?

R : Minutieuse, polyvalente, introvertie.

Q : Avez-vous, hors de votre travail, une activité qui vous est bénéfique ou qui améliore votre efficacité professionnelle ?

R : J’ai deux passe-temps qui maintiennent mon cerveau « non professionnel » actif. Au cours des deux dernières années, j’ai été la représentante provinciale d’un club d’achat de vin pancanadien. Il s’agit d’une organisation fondée sur l’adhésion individuelle, ce qui m’a probablement séduite lorsque j’ai demandé à être la représentante. J’en suis venue à apprendre que je suis motivée à fournir des services aux membres et que je cherche toujours à leur procurer un maximum de valeur. En plus de ce rôle, j’ai étudié en vue d’obtenir un titre professionnel de sommelière. J’ai atteint le niveau trois du Wine & Spirit Education Trust à Londres.

Mon autre passe-temps est la pâtisserie. J’ai besoin de ce délassement créatif après toutes mes réunions. Un tel temps d’arrêt est vraiment important pour les introvertis comme moi, et j’ai réalisé que c’était ma façon préférée de refaire mes forces. Mon fils adore les pâtisseries et je ne regrette jamais d’avoir pris le temps de lui en préparer au retour d’un voyage d’affaires. Je dois juste essayer de ne pas tout manger moi-même !

Au club œnologique, je continue de mettre l’accent sur l’expérience des membres. Certains sont également membres de l’AIGNB. La pâtisserie est probablement pour moi seule : c’est un excellent moyen de soulager le stress. Elle me permet de récupérer et de me sentir prête à relever de nouveaux défis. Je sais que mon cerveau rumine en arrière-plan quand je suis dans la cuisine, et je prends souvent des notes sur les choses à vérifier à mon arrivée au bureau le jour suivant.

Q : Quels sont, selon vous, les défis les plus urgents pour le secteur associatif actuellement ? Est-ce que cela vous empêche de dormir, ou avez-vous une approche pour renforcer votre résilience ?

R : Ma carrière s’est concentrée sur les professions autoréglementées. Depuis que je fais partie de ces associations, j’ai été témoin de l’inquiétude que suscite la perte éventuelle de l’autoréglementation. Cela s’est produit dans d’autres professions, où le gouvernement a créé un nouveau régime de réglementation. Dans certains de ces cas, le changement a été précipité par une situation particulière ; dans d’autres, le gouvernement a cru que les organisations ne respectaient pas leur mandat. C’est un équilibre délicat, particulièrement dans les professions où une organisation essaie dans le même temps de discipliner ses membres et de les défendre.

Je crois qu’il s’agit d’être très clair au sujet des mandats et de s’assurer de saisir toutes les occasions de démontrer que l’organisation respecte ses exigences réglementaires. Cela signifie également que les membres doivent comprendre que l’organisation (association, société, organisme de réglementation, etc.) est là pour servir une cause supérieure.

La situation continue d’évoluer partout au Canada, mais lorsqu’on regarde autour du monde, on constate que de nombreux pays ont changé leur approche en matière d’autoréglementation. Il nous incombe à tous, au Canada, de faire de notre mieux pour protéger l’intérêt public tout en veillant à ce que les membres comprennent le pouvoir d’autoréglementation qui leur a été accordé.

©iStock.com/ptasha

Q : Quelles sont pour vous les qualités les plus importantes d’un leader fort ?

R : Je pense qu’un leader fort doit être à l’écoute du conseil d’administration, des membres, du personnel et de toute autre personne qui pourrait avoir quelque chose à apporter. Vous ne savez jamais quand vous apprendrez quelque chose que vous ne saviez pas déjà (ou que vous croyiez savoir).

Un leader doit aussi faire confiance. Cela signifie permettre au personnel de prendre des décisions et de tenter des choses là où elles peuvent réussir ou échouer (dans la mesure du possible, bien sûr !) La seule façon pour les gens de grandir dans leur rôle est de vivre aussi bien des succès que des échecs. Le simple fait de dire à quelqu’un qu’une approche fonctionnera ou ne fonctionnera pas ne signifie pas nécessairement qu’il apprendra quoi que ce soit.

Q : Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez pouvoir dire à votre jeune de 18 ans alors que vous envisagez votre vie et votre carrière futures ?

R : Je lui dirais que toutes les défaites ne sont pas négatives ; il y a toujours des occasions de croissance imprévues qui surviennent lorsque l’on ne réussit pas quelque chose – c’est une question de déterminer quelle est cette occasion et de transformer la déception en expérience positive. C’est une leçon dure à apprendre quand on se trouve au milieu d’une situation difficile, mais qu’on apprend surtout avec le recul.

Q : Quelle est votre citation préférée ?

R : Pendant toute mon enfance, mon père a toujours cité des extraits poème « If » de Rudyard Kipling. J’en suis venu à découvrir qu’il a en fait des antécédents familiaux plus profonds, ce qui m’a apporté plus de sens. Ce poème en anglais a toujours été ma pierre de touche – surtout quand les choses au travail ne se passaient pas comme je le voulais ! Les premières lignes sont les plus faciles à retenir :

« If you can keep your head when all about you

Are losing theirs and blaming it on you »

Tout le poème est une instruction pour s’assurer que vous vous souvenez de vos valeurs et que vous gardez confiance en vous, en vos décisions et en votre expérience. Toutes de bonnes leçons dont j’ai parfois du mal à me souvenir !

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