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Investir dans le sillage de la COVID-19 : l’importance de la résilience

By / Par Marc De Leeuw

Si le début de l’année 2020 nous a appris quelque chose, c’est que personne ne peut prédire l’avenir parfaitement. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le marché. Fin 2019, l’indice composé S&P/TSX enregistrait un rendement de 23 pour cent pour l’année. Les taux d’intérêt, le chômage et l’inflation étaient tous bas, ce qui laissait présager une autre année de rendements positifs.

En mars, tout avait changé. Le monde était rongé par deux événements inattendus relevant du pire scénario possible. Non seulement l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la COVID-19 pandémie mondiale, mais l’Arabie saoudite et la Russie se sont lancées dans une guerre des prix du pétrole. Dans les semaines suivantes, le prix du Canadian Western Select est tombé à cinq dollars le baril et le West Texas Intermediate a chuté de plus de 65 pour cent. Bien que les deux pays aient mis fin à cette guerre en avril, le mal était déjà fait.

LES MARCHÉS DES ACTIONS DANS LA TOURMENTE

Dans le sillage de ces événements, les marchés des actions du monde entier ont plongé en territoire baissier. À la fin du premier trimestre, le S&P/TSX avait chuté de 20,9 pour cent, tandis que les marchés internationaux, représentés par le MSCI EAEO, avaient baissé de 22,8 pour cent en dollars américains et de 15,3 pour cent en dollars canadiens. En mai, la plupart des économies mondiales étaient en récession.

Pourtant, bien que cela puisse paraître désastreux, ce déclin n’a que très peu interrompu l’orientation positive à long terme des marchés des actions depuis les creux de la grande crise financière (GCF) de mars 2009. À la mi-mai 2020, l’indice S&P 500 se situait à 2 963, bien au-dessus de son plus bas niveau de mars 2009 (770), même en tenant compte de la baisse spectaculaire de mars 2020.

LES MARCHÉS OBLIGATAIRES N’ONT PAS ÉTÉ ÉPARGNÉS

Pour leur part, les marchés obligataires ont encore enregistré des rendements positifs modestes au premier trimestre, malgré le quasi-effondrement des liquidités sur les marchés du crédit. En conséquence, la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada ont toutes deux abaissé leur taux directeur de 150 points de base. La Réserve fédérale américaine a réactivé le programme d’assouplissement quantitatif (AQ) créé pendant la GCF; la Banque du Canada a lancé son propre programme d’AQ pour la première fois. Les deux banques centrales se sont engagées à acheter non seulement des obligations d’État, mais aussi des obligations de sociétés (et, dans le cas du Canada, des obligations provinciales), dans un effort coordonné pour rétablir la stabilité des marchés du crédit. Alors que les turbulences affectant les marchés du crédit se poursuivaient, les programmes d’achat d’obligations d’entreprises ont été étendus aux obligations juste en dessous de la première qualité.

Les interventions de la banque centrale ont fonctionné, dans la mesure où les marchés obligataires ont enregistré à nouveau des rendements positifs modestes en avril.

L’AVENIR

Avec l’arrivée de l’été, on lève prudemment les restrictions imposées aux personnes et aux économies dans le monde entier, mais les perspectives économiques mondiales restent sombres. Qu’une deuxième (ou troisième ou quatrième) vague de cas de COVID-19 se manifeste ou non, la volatilité des marchés à court terme semble certaine. Dans ce contexte, maintenir le cap en matière d’investissement peut représenter un défi.

Que doivent en comprendre les investisseurs ?

Les organisations qui avaient des bases opérationnelles solides avant la chute des marchés au printemps dernier en sortiront probablement avec ces bases intactes. De même, celles qui sont capables de répondre au changement avec agilité se seront probablement trouvées tout aussi résilientes. Voici comment vous pouvez faire de même.

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S’ATTENDRE À DES IMPRÉVUS ET LES ATTÉNUER

Prenons l’exemple de «X,» une association du logement à but non lucratif. Avant d’investir ses réserves de capital, l’association X a décidé de se doter d’un plan d’investissement réfléchi.

X a réalisé qu’un bon plan d’investissement doit répondre à la fois aux besoins de trésorerie à court terme et aux dépenses à long terme. Surtout, elle a compris que ce plan doit jeter les bases de la croissance de ses réserves de capital afin de financer ses besoins de dépenses à long terme. X a également réalisé qu’un bon plan d’investissement tient compte des incertitudes, autant dans les dépenses que dans les marchés de capitaux.

X a également compris qu’il est important de travailler avec un professionnel de l’investissement pour bien définir ses objectifs d’investissement, sa tolérance au risque et son horizon temporel, les trois piliers d’un plan d’investissement bien conçu.

En collaboration avec son professionnel de l’investissement, l’association X a élaboré un plan d’investissement solide qui reflète ses besoins spécifiques en capital, ses objectifs d’investissement et sa tolérance au risque. Avec l’aide de ce professionnel, son plan prend aussi en compte l’impact d’une série de scénarios économiques et de marché qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur ses réserves de capital. Forte de son plan d’investissement bien conçu, X a pu surmonter les récentes turbulences en sachant que celui-ci prévoyait des événements hors normes.

Vous n’avez pas de plan d’investissement ? Ne vous inquiétez pas. Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

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